Le « Louvre » d’Abou Dabi et la CPA

Parmi les récents traités internationaux, il convient de souligner l’entrée en vigueur de l’accord entre la France et les Émirats arabes unis portant sur le musée universel d’Abou Dabi (le « Louvre d’Abou Dabi »). Ce projet culturel de grande envergure est évalué à 700 millions d’euros et s’échelonnera sur plusieurs dizaines d’années. L’accord prévoit la concession sous licence du nom « Louvre », la mise à disposition du savoir faire du musée du Louvre par son personnel et le prêt par rotation d’œuvres d’art provenant de collections nationales françaises à une toute nouvelle infrastructure créée à Abou Dabi par l’architecte français Jean Nouvel, et dont le coût est estimé à 83 millions d’euros. Ce traité entre la France et les Émirats, un temps fort de la collaboration culturelle internationale, stipule que tout différend découlant de l’accord sera soumis à l’arbitrage en application du Règlement d’arbitrage de la CNUDCI et désigne le Secrétaire général de la CPA comme principale autorité de nomination.